mardi 9 octobre 2012

Nouvelle - Hope

Voilà ma première nouvelle, et celle dont je suis la plus fière!! J'espère qu'elle vous plaira!




Hope

  1. « Hope »

J’aimais regarder le soleil se lever. Quand tout allait bien, je me réveillais cinq minutes avant que les premiers rayons ne percent et je me mettais à ma fenêtre. C’est un beau sentiment que de voir une nouvelle journée naître, pleine de promesses et d’espoir. Personne ne le savait, on m’aurait prit soit pour une poète, soit pour une dépressive. C’était mon secret à moi.
Ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. Mes soleils ne se lèvent plus, ils restent couchés, à l’abri, au chaud, solitaires. Dans mes journées froides, sans espoir, sans lumière, je ne fais que ressasser. Ressasser mon passé, mon enfance, mon adolescence et les jours d’après. Encore et toujours. Ca passe le temps, ça me permet aussi de la revoir. Hope.

  1. « Nous nous contentions de peu »

J’aime à me rappeler mon enfance. Papa et maman m’aidant avec mes devoirs, Julie dansant dans sa chambre et Gabriel sautant dans les feuilles tuées par l’automne. Le samedi soir nous nous baladions tous les quatre sur les quais de Seine, admirant les lumières de la ville. Je me souviens bien du sourire de ma mère quand mon père, sentant qu’elle avait froid, ôtait sa veste afin de l’en recouvrir. Aujourd’hui ce sourire n’est plus que poussière quelque part dans l’océan, reposant sur les poissons et les algues.
Notre appartement était au-dessus d’un restaurant chinois d’où émanait tous les jours sauf les lundis une odeur délicieuse de canard laqué et de riz gluant. Tous les midis quand nous rentrions de l’école, Julie, Gabriel et moi nous arrêtions pour dire bonjour aux propriétaires et pour recevoir les quelques nougats qu’ils se faisaient un plaisir de nous offrir à chaque visite. Papa et maman n’aimaient pas que nous abusions ainsi de la bonté de ces pauvres gens qui ne parlaient pas très bien français et de ce fait se sentaient parfois bien seuls quand le client se faisait rare.
Notre quotidien était ordinaire mais pas morose. Nous nous contentions de peu et essayions de vivre au maximum. Malheureusement, cela ne dura pas. Un jour, Julie finit par grandir.

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...