dimanche 20 septembre 2015

Petit point lecture

Ce mois-ci, j'ai lu plus vite que mon ombre, et je vais donc -une fois n'est pas coutume- vous proposer plusieurs critiques de livres dans un même article. N'hésitez pas à me donner votre avis.


1. Letters from Father Christmas - J.R.R Tolkien, 1976. Editions Baillie Tolkien, p.192.

Résumé: Plus connu pour ses travaux universitaires et pour l'invention de la Terre du Milieu, J.R.R. Tolkien est aussi un formidable auteur de contes pour enfants. Comme Bilbo le Hobbit et Roverandom, les Lettres du Père Noël ont d'abord été destinées à ses trois fils et à sa fille, auxquels, chaque année, entre 1920 et 1943, Tolkien a écrit une lettre (parfois deux) prétendument envoyée du Pôle Nord par le Père Noël ou l’Ours Polaire. Ces trente lettres forment un récit très prenant des aventures du Père Noël et de l'Ours du Pôle Nord, et de leurs démêlés avec les gobelins, qui plaira aux enfants, à leurs parents, et surprendra plus d’un amoureux de Tolkien.

Mon avis: Une lecture tellement adorable. Voir un père se démener autant pour que ses enfants s'abandonnent totalement au monde de l'imaginaire m'a émue au plus haut point. Les illustrations, quant à elles, toutes de la main de Tolkien lui-même, étaient sublimes. Quelle belle lecture. Une bonne idée de cadeau de Noël, surtout qu'une édition traduite existe. 
Quel petit farceur cet Ours du Pôle Nord.

2. Mala Vida - Marc Fernandez, 2015. Editions Préludes, p.277.

Résumé: De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco, dans un pays à la mémoire courte. Au milieu de ce renversement, une série de meurtre est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Les victimes : un homme politique, un notaire, un médecin, un banquier et une religieuse. Rien se semble apparemment relier ces crimes ... Sur fond de crise économique, mais aussi de retour à un certain ordre moral, un journaliste radio spécialisé en affaires criminelles, Diego Martin, tente de garder la tête hors de l'eau malgré la purge médiatique. Lorsqu'il s'intéresse au premier meurtre, il ne se doute pas que son enquête va le mener bien plus loin qu'un simple fait divers, au plus près d'un scandale national qui perdure depuis des années, celui dit des "bébés volés" de la dictature franquiste.

Mon avis: Pour un premier roman, Mala Vida fait bien son travail. Entre crimes et politiques, entre présent et passé, ce roman nous emmène au plus près de ce fléau qu'a été le franquisme, dans une Espagne toujours hantée par ses fantômes. 
Cette histoire de bébés volés est absolument passionnante et représente le comble de l'horreur. J'aurais aimé que Marc Fernandez développe encore plus ce côté du roman, mais c'est probablement la passionnée d'Histoire qui parle.
Ce roman se lit plutôt vite et est assez divertissant. Petit bémol: les personnages partagent beaucoup les mêmes traits de caractère et les mêmes manies, ce qui m'a un peu gênée. 
Autrement, pour une lecture intéressante et sans prise de tête, je recommande ce roman.

3. La véritable histoire d'un Indien qui fit 7000km à vélo par amour - Per J. Andersson, 2013. Editions Pocket, p.354.

Résumé: " Tu épouseras une fille qui n'est pas du village, pas de la région, pas même de notre pays ; elle sera musicienne. " : cette prophétie de l'astrologue, Pikej se la répète depuis toujours pour ne pas sombrer dans le désespoir. Quand on fait partie des intouchables, dans l'Inde des années 70, on assure à peine sa survie, alors le bonheur... Grâce à son talent pour le dessin, Pikej intègre une école d'art à New Delhi et vit chichement de ses portraits croqués dans la rue. Et puis un jour, c'est Lotta von Schedvin qui lui en demande un. Elle est suédoise, s'est toujours sentie attirée par l'Inde et veut devenir professeur de musique. Le coup de foudre est immédiat. Mais Lotta repart en Suède, et il semble improbable qu'ils se revoient jamais... Pikej n'a pas le moindre sou pour prendre l'avion. Qu'à cela ne tienne, il pédalera ! À travers l'Asie centrale et l'Europe, il se lance sans hésiter dans un incroyable périple de 7000 kilomètres à vélo pour la rejoindre. 

Mon avis: Pour moi, ce très beau roman n'est pas vraiment une histoire d'amour, mais plutôt l'histoire d'un homme qui prend son destin en main, grâce aux encouragements d'une prophétie.
On en apprend peu sur les sentiments de Pikej et Lotta. Bien qu'ils soient évidents pour les personnages, ils ne sont pas assez développés par l'auteur pour être assimilés par les lecteurs. C'est pourquoi, avec le recul, je considère ce roman comme une déclaration d'amour au voyage et à la liberté. Pour ceux qui sont passionnés par l'Inde, ce roman est une petite pépite. 
Entre faits historiques et vie de tous les jours pour ceux considérés comme des intouchables, ce roman explore des thèmes qui me sont chers.
A travers son voyage, Pikej nous fait découvrir différentes cultures et des bouts d'Histoire. 

On pleure, on rit, on s'émerveille. J'en redemande !

4. Is Everyone Hanging Out Without Me ? (And Other Concerns) - Mindy Kaling, 2011. Editions Crown Archetype, p.222.

Résumé: Mindy Kaling has lived many lives: the obedient child of immigrant professionals, a timid chubster afraid of her own bike, a Ben Affleck–impersonating Off-Broadway performer and playwright, and, finally, a comedy writer and actress prone to starting fights with her friends and coworkers with the sentence “Can I just say one last thing about this, and then I swear I’ll shut up about it?” 

Perhaps you want to know what Mindy thinks makes a great best friend (someone who will fill your prescription in the middle of the night), or what makes a great guy (one who is aware of all elderly people in any room at any time and acts accordingly), or what is the perfect amount of fame (so famous you can never get convicted of murder in a court of law), or how to maintain a trim figure (you will not find that information in these pages). If so, you’ve come to the right book, mostly!

In Is Everyone Hanging Out Without Me?, Mindy invites readers on a tour of her life and her unscientific observations on romance, friendship, and Hollywood, with several conveniently placed stopping points for you to run errands and make phone calls. Mindy Kaling really is just a Girl Next Door—not so much literally anywhere in the continental United States, but definitely if you live in India or Sri Lanka.

Mon avis: Un livre extrêmement divertissant. On retrouve bien la patte de cette humoriste que j'adore, fraîche, honnête et pétillante. Je me suis surprise à rire à haute voix plus d'une fois.
En apprendre plus sur son parcours, son enfance et ses rêves, devenus réalité, a été un véritable plaisir. J'ai maintenant hâte de lire son deuxième livre.

Malheureusement, ce livre n'a pas encore été traduit, bien que le vocabulaire employé par l'auteure rende la lecture facile pour quelqu'un qui a une petite connaissance de l'anglais.



mercredi 16 septembre 2015

Dominer son palais, un combat qui vaut le goût !

Bonjour à tous.

Comme vous avez pu le lire ici, je me suis lancée dans le végétarisme pendant quelques mois. Bien que j'ai décidé de réintroduire la viande blanche et le poisson dans mon alimentation, j'ai gardé plusieurs bénéfices à ce bref changement dans mes habitudes alimentaires.



Tout d'abord, je suis beaucoup plus consciente de ce que j'achète. Je regarde de façon beaucoup plus détaillée les étiquettes de certains produits industriels, de façon à bannir l'huile de palme ou les produits trop sucrés / salés / chimiques de mon alimentation. C'est assez long de faire ses courses, du coup, mais je me sens plus en accord avec mes principes. J'ai également diminué ma consommation de lait de vache, bien que j'ai du mal à me faire au lait d'amandes et au lait de soja. Le goût ne m'a pas encore séduite.



Et, en parlant de goût, voilà bien la plus grande transformation qui me soit arrivée en 2015. En effet, depuis toujours, j'aime certains légumes quand beaucoup d'autres passent à la trappe. J'ai toujours détesté manger des tomates, des tomates cerises, de l'avocat, des poivrons. Mais l'assaisonnement à toujours été un problème pour moi aussi, j'ai eu un gros problème avec les vinaigrettes depuis mon enfance, tout comme la mayonnaise. Mais tout cela a bien changé. Quelle ne fut pas la réaction de mes proches quand, lors d'un dîner, ils me voient engloutir les tomates cerises, mettre de la vinaigrette sur ma salade, et demander à ce qu'on me resserve un mélange de légumes qui contenait des poivrons.



Car, quand j'ai banni viande, poisson et fruits de mer de mon alimentation, il fallait bien que je me nourrisse malgré tout. Je ne pouvais pas consommer que féculents, concombres, courgettes et aubergines pour le reste de ma vie. Alors, je me suis fait violence. Petit à petit, plats après plats. Une tomate au milieu d'une part de pizza, un maki cheese-avocat, des poivrons farcis au quinoa... J'ai donc découvert que l'on pouvait se battre. Notre palais est constamment en mouvement et, si l'on ne le fait pas travailler, il ne peut pas évoluer. Il me reste cependant encore pas mal de chemin. Je n'aime toujours pas les endives, ni les brocolis, et j'ai encore du mal à manger des tomates si elles ne sont pas mélangées à quelque chose d'autre. Mais je ne perds pas espoir !!!

Je commence même à aimer le citron, et ça, c'est de l'évolution !

mardi 8 septembre 2015

De l'art de ne rien faire de sa journée, sans culpabiliser

Bonjour à tous.

Depuis hier, je peux profiter d'une belle semaine de vacances pour faire la transition entre mon job d'été et la reprise de mes cours. Autant dire que je compte en profiter pour faire tout ce que je ne pouvais pas faire avant ne rien faire.



Alors évidemment, je vais quand même faire un peu de tri, un peu de rangement, préparer quelques articles en avance, mais mon objectif est de passer la moitié de ma journée dans mon lit, à bouquiner ou a regarder des films. Et visiblement, certaines personnes n'apprécient pas. J'ai entendu cette phrase hier: "Comment tu fais pour être une loque sans culpabiliser ? Je t'admire" Et j'ai envie de dire.... Quoi ?

Entendons-nous bien, d'ordinaire je suis très active et, même si j'ai tendance à me laisser un peu aller à la procrastination, j'aime que tout soit fait, que tout soit rangé, propre, etc... Alors, quand j'ai cette chance de ne pas avoir grand chose à faire, je la saisis à bras le corps, je l'embrasse et je reste au lit avec, toute la journée.

Alors, ça me fait un peu mal quand on vient me faire ce genre de petite réflexion. Comme quand je me suis tuée à la tâche toute la journée et que, forcément, vers 19h je me repose tranquillement sur le canapé, et qu'une certaine personne me sors: tu as fait ça toute la journée ?

J'ai donc décidé de ne plus culpabiliser et de vivre mes moments de repos comme je l'entends, car c'est pas la semaine prochaine, quand ma prépa CAPES va commencer, que je vais avoir autant de temps rien que pour moi.

Donc voilà, j'avais envie de poster ce petit coup de gueule. De la même façon que je râle quand on critique certains de mes loisirs: genre lire public ou regarder de la télé poubelle. Qu'on nous laisse faire ce que nous voulons, dans le petit laps de temps que l'on s'accorde loin du monde et des contraintes !

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